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Iran

Ce qui surprend en Iran c’est d’abord l’état remarquable du revêtement des routes mais surtout l’intensité et la dangerosité du trafique automobile. Les iraniens conduisent comme des fous, à la limite des possibilités de leur véhicules et ce n’est pas le prix de l’essence (7 centimes le litre) qui incite les iraniens à réduire leur allure ou à rouler un peu moins, j’aurais donc souvent agonisé dans cette traversée de l’Iran. Si les iraniens sont aussi curieux et pressant que les Turcs kurdophones, ils sont, à quelques exceptions près, beaucoup plus polis et respectueux. C’est donc avec un certain soulagement qu’une fois passé la frontière un berger m’a lancé un grand sourire de bienvenu plutôt qu’une caillasse.

Les iraniens vivent dans une dictature islamique, qui impose aux hommes et aux femmes un dur code de conduite, dans les mœurs comme dans la tenue vestimentaire. Contrairement à ce que l’on pourrait pensé, les femmes, hormis l’obligation de porter l’hidjad (le voile), jouissent d’une certaine indépendance et autonomie, beaucoup d’entre
elles par exemple vont a l’Université ou bien conduisent, chose rarissime au Kurdistan turc ou au Pakistan.

L’Iran est également un pays extrêmement montagneux, je passerai la majeur parti du parcours sur d’immenses plateaux dont l’altitude varie entre 1500 et 2500 m. Parfois surgit une imposante chaine de montagne couverte de neige, vision rafraichissante dans ce cagnard de fin de printemps.

La campagne du nord Ouest de l’Iran est essentiellement constituée d’élégants vergers, de jardins irrigués, de grands champs de céréales, ou d’arides étendus où paissent quelques troupeaux. Si les villages de pise font assez arriérés, les villes sont généralement bien tenues, et agrémentées de parcs verdoyants, mais la circulation y est incessante.

Je fais une pause à mi parcours à Isphahan, superbe ville, qui abrite l’une des plus belles mosquées du monde islamique puis repart pour la traversée du Sud Est beaucoup plus chaud, beaucoup aride. Ici rien ne pousse qui ne soit irrigué et hormis les champs de pistachiers, c’est dans un paysage lunaire que j’effectue des centaines de km. J’arrive à Bam, qui était il n’y a pas si longtemps encore une Oasis prospère et abritait une
remarquable forteresse, mais un terrible tremblement de terre en 2003 a rasé la ville et la forteresse. C’est donc dans cette ville chaotique au possible que je reprends des forces pour traverser les 200 km du grand désert salé. Je n’avais jamais traversé de désert a vélo, ce sera une expérience douloureuse. Je pars comme d’habitude à 6h du matin mais à 9h déjà la température est difficilement supportable, j’ai encore 45km à faire pour gagner le point indiqué sur ma carte, ces 45km seront une véritable torture, un vent brulant se lève et à chaque rafale le corps gémît, comme si ce souffle venu de l’enfer venait m’arracher des milliards de molécules d’eau. Au loin j’aperçois des troupeaux de chameaux, qu’est ce que je fous ici!!! Lorsque que j’atteins le point de carte, une simple base militaire, il n’est que 11h30 mais le thermomètre affiche déjà 45 degrés... à l’ombre. Je vais taxer de la flotte aux soldats et attends sous l’ombre d’un des rares
arbres qui se trouvent ici. Dans l’après midi une tempête de sable vient couronner le tout, je me calfeutre dans ma tente, en suffocant comme jamais. Le lendemain matin, malgré une accalmie dans la nuit, la tempête de sable a repris, impossible de repartir aujourd’hui. Peu motivé par la perspective d’une journée d’attente dans un tel endroit, j’arrête un bus qui m’emmène jusqu’à Zahedan.

A Zahedan, je suis escorté en 4X4 par l’armée jusqu’à la frontière Pakistanaise, car l’Afghanistan n’est pas loin, le trafique d’armes et d’opium est très important.

C’est donc très rapidement que j’aurais traversée l’Iran et j’affiche une petite déception après tous ces km parfois trop monotones, effectués sous une chaleur éprouvante et une circulation ignoble. Mais c’est surtout le caractère difficile de la communication avec les
iraniens qui m’aura un peu frustré, peu d’iraniens maitrisent correctement une langue européenne et ce n’est pas la nullité de mon persan qui arrange les affaires. Les quelques fois où j aurais demandé l’hospitalité, si on me l’aura toujours donné (islam oblige) cela se sera souvent révélé éprouvant et inadapté (5h d’attente pour boire quelques thés, manger et enfin aller au lit) et décevant en terme d’échange et de découvertes.



Vos commentaires :
25/06/2007 : Jean-Marc
Elie t'es incroyable!Ilen faut une dose de folie et surtout de courage pour faire ce "truc" là! j'ai une pensée quotidienne pour toi Elie ...et aussi pour ta monture!
J'ai affiché ton site dans mon usine,il faut faire découvrir largement ce qu'un jeune peut faire avec beaucoup de volonté,leçon de courage pour ceux qui osent imaginer ce que ton périple représente.Bon courage pour la suite,et merci pour les photos et commentaires. Jean-Marc
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