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Cordillera Huayhuash

Nous voici de retour à Huaray après une traversée de la Cordillera Huayhaush, plutôt qu’un tour. Voici un petit récit de ces 9 jours de vadrouille.

Apres une nuit trop courte et un transfert en bus désastreux (23 dans une camionnette) nous attaquons le trek, les sacs à dos chargés de 11 jours de nourriture, en plus de toutes les affaires de camping. Le premier col est rude sous une telle charge, surtout que nous sommes rapidement au dessus des 4000m, une altitude sous laquelle nous ne descendrons jamais pendant 8 jours, et nous arrivons péniblement sous une averse au premier campement.

Le 2e jour nous accueille sous les meilleurs hospices, pas un nuage et nous contemplons les incroyables montagnes de la chaine principale : des pics élancés couverts de glace et de neige, entourés par des glaciers démontés, au pied de superbes lacs. En revanche les sacs sont toujours bien lourds et il nous faut franchir un col à 4750m. Nos organismes, après autant de km à vélo, ne sont plus habitues à marcher, et nos chaussures neuves, achetées pour l’occasion, font souffrir les tendons atrophies de nos chevilles. Nous arrivons haches-menus au campement, mais déjà admiratifs de ce lieu hors du commun. Pendant la nuit il gèle très fort, et les 3 degrés dans la tente ne nous encouragent guère à quitter nos duvets.

La 3e journée sera du même acabi que les précédentes. Apres ce réveil frigide, nous continuons notre progression dans une très belle vallée, qui rappelle parfois les Préalpes, puis à cause d’une erreur stupide de ma part (je n’ai tout simplement pas regardé la carte et me suis jeté sur le premier col) nous quittons le chemin principale pour passer un col raide et difficile, au milieu de parois dolomitesques, puis nous allons camper au bord d’un lac, au pied du Jirishanca, une montagne éblouissante.

La 4e journée est courte, beaucoup moins difficile, et superbe. Au milieu des alpages, nous longeons ruisseaux et lacs, avec en arrière plan ces lumineuses montagnes. Nous avons vu bien des belles choses dans ce voyage, mais la Cordillera Huayhuash dépasse beaucoup de ce que nous avions déjà vu. Nous établissons un campement parfait au bord de la laguna Carhuacocha.

Le 5e jour est sensé être une journée difficile, puisque qu’il vaut franchir un col raide a 4800m mais le poids déjà plus raisonnable de nos sacs et notre bonne acclimatation nous permet de négocier sans trop de peine cette journée, absolument superbe : nous montons le long de 3 lacs, assistant a de bruillantes chutes de séracs, alors que s’étalent du nord au Sud les sommets principaux de la Huayhuash, dans une perspective grandiose. Nous campons au bord d’un petit lac, le plus dur semble être fait (s’acclimater et supporter la charge), et demain nous attend une journée tranquille, jusqu’au thermes naturelles de Atushcancha. En vérité ce sera le début de la fin...

En effet, je commence à marcher au matin du 6e jour avec une douleur sur la partie externe du genou. Cette douleur je la connais bien : un vieux reste de ma descente a vélo entre Santiago et Ushuaia, qui régulièrement vient m’enquiquiner quelques heures avant de disparaitre. Je ne me suis donc pas fait plus de soucis que ça. Pourtant la douleur ne cesse d’augmenter tout au long de la journée, et, arrivés aux thermes, je peux à peine marcher. Je vais néanmoins me coucher confiant, demain tout devrait rentrer dans l’ordre.

Malheureusement le lendemain, rien n’a changé et il est a présent inenvisageable de continuer. Nous faisons donc une journée de repos total, sous un ciel superbe, de quoi nourrir quelques regrets. Au 8e jour, c’est un peu mieux mais la douleur est toujours présente et je sens que le col à 5000m qui nous attend me sera a nouveau fatal. Nous optons donc pour la retraite. C’est une journée pénible pour nous 2 : Toni a hérité de mon sac, bien lourd au demeurant pour une fille, et moi, malgré les anti-inflammatoires, je dois serrer les dents pour effectuer les 9 heures de marche qui nous séparent de Cajatombo. Le temps s’est mis au mauvais pour les 3 jours suivants, cela a au moins le mérite d’atténuer les regrets.

De Cajatombo, un trajet de 5 heures de bus doit nous ramener sur la Panamericaine, il va durer en fait 13h. Un énorme glissement de terrain a eu lieu pendant la nuit, il nous le faut traverser a pied, puis marcher 2h alors que le bus effectue un détour qui lui prendra 7h. Nous remontons ensuite en taxi collectif sur Huaraz, le chauffeur est un véritable fou, et nous sommes soulagés lorsque nous arrivons entiers à destination. Malgré cet arrêt prématuré, nous rentrons la tête pleine d’images magiques, la Cordillera Huayhuash nous aura offert le meilleur.

Nous sommes a présent dans l’expectative quant à l’évolution a de ma jambe, ce n’est pas trop mauvais à présent, mais peut être pas encore suffisamment bon pour envisager un second trek dans la Cordillera Blanca, comme cela était prévu initialement. Nous allons nous reposer un peu pour envisager la suite.



Vos commentaires :
13/05/2008 : Dav
hola
Bon courage pour le genou... Le versant Est de la Huayhuash reste pour moi le plus magique sur ce trek, vous avez fait le plus class. Ca avait l'air bien tranquille, en cette saison il y a pas encore beaucoup de trekkeurs j'ai l'impression. Très belles photos sinon.
a+
Dav
13/05/2008 : Regine
Et comment va Antonia ? Elie, tu ne nous donnes pas de nouvelles d'elle! Cela veut peut-etre dire que tout va bien pour elle , mais quand je lis qu'elle porte aussi ton sac... je ne sais quoi penser !
Elie , la douleur et l'inflammation sont là pour te dire de mettre un bémol . Le corps , la santé: il faut respecter ,nous ne sommes pas en acier inoxydable.
Vos photos sont bien belles , je vous trouve malgré tout "bonne mine" , mais je crois que je suis plus détendue quand je lis vos récits de Thailande , de Malaisie ou de Cuba . Je vous embrasse bien fort
14/05/2008 : Elie
Ne t inquiete pas Regine, Toni va tres bien, une forme olympienne. Quant a moi, je me suis bien remis de cette inflammation qui doit neanmoins m inciter a mettre un bemol comme tu le dis.
17/05/2008 : genetruc
"No te preocupes" m'avait dit un taxista Péruvien qui roulait à fond la caisse dans une coccinelle aux freins plus que douteux, en lisant ton récit j'ai pensé que le voyage a dû vous paraître long, comme tous les trajets en bus dans beaucoup de pays lointains.
Vos photos ne rappellent de beaux souvenirs notamment l'ascension du Cotopaxi et du Chimborazo où j'avais fait demi tour à 200 mètres sous le sommet, on fait moins les crâneurs à ces altitudes.
Le Pérou reste le Pérou comme le veut l'expression, fabuleux par ces paysages mais la vie reste bien dure pour ces montagnards qui justement portent beaucoup...
J'espère que le moral est bon, je vois que Toni a l'air d'être un sacré bout de femme qu'elle passe brillamment le test pour continuer avec un Truc-Vallet... en espérant que tu ne lui dise pas:"porte c'est pas lourd"
Je vous embrasse bien fort en vous disant à bientôt, c'est déjà quand que vous rentrez... Vous pourrez admirer notre chantier bio à la Bout' il y aura peut-être même des chiots secs mais ça c'est une autre aventure...

Bises à vous deux.

Gene
20/05/2008 : Marie
Je vois que les tantes veuillent donc c est tout bon !!!

J espere que les garets vont etre d acier !

Gros bisous marie
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